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UNE VIE COMMUNAUTAIRE ÉPANOUISSANTE

L’évangile nous parle de la vie communautaire. Elle nous rappelle que nous sommes responsables les uns des autres, qu’il nous faut faire preuve de tolérance et de miséricorde les uns pour les autres… ce qui exige beaucoup d’amour, d’écoute, de respect, de patience, ce qui exige qu’on donne le droit à chaque personne de ne pas être parfaite et d’avoir un ou deux défauts. Mais il faut aussi reconnaître que ces mêmes personnes ont également des qualités et que nous avons nous-même des défauts.

Jean Vanier affirme qu’on entre en communauté pour se sanctifier et qu’on y reste pour sanctifier les autres. Souvent on adhère à un groupe parce que tout le monde nous impressionne et nous édifie. Mais après quelques semaines de fréquentation, on découvre que ces mêmes personnes ont aussi des défauts… ce qui nous amène à décider si on reste avec eux ou si on quitte ce groupe. Si on y reste, c’est pour s’y engager et le premier engagement à prendre consiste à accepter chaque personne telle qu’elle est.

Pour une vie communautaire épanouissante, il faut, nous disent les trois lectures d’aujourd’hui, devenir responsable les uns des autres et ne garder que la dette de l’amour mutuel. Mais il est impossible d’aimer tout le monde par ses seules forces humaines, il faut une force qui vient de Dieu. La communion des cœurs vient de la prière.

Chaque communauté est une école d’amour. On y découvre nos fragilités, nos blessures et nos difficultés à aimer. Il ne faut pas fuir tout ce qui nous semble désagréable, mais l’affronter, ce qui requiert le don de l’Esprit-Saint qui vient également de la prière. Nos faiblesses font appel à la tendresse des autres quand on a compris que chaque personne de la communauté est unique et importante. Les faiblesses des autres font appel à notre compassion. C’est ainsi que le véritable défi de la vie communautaire consiste à travailler avec les personnes et non à vouloir généreusement travailler pour elles.

Le Christ aujourd’hui nous invite à accueillir l’autre sans jamais le juger. Accueillir l’autre, c’est l’aider à nourrir son idéal de vie, c’est lui donner de notre temps et de notre écoute, c’est parfois juste être là, en silence. Quand on a l’impression qu’on ne peut plus rien faire pour l’autre, il nous revient de le remettre entre les mains de Dieu, car Lui seul connaît les secrets des cœurs et apporte en son temps les guérisons nécessaires pour un plus grand bonheur. Confions à Dieu durant notre célébration tous ceux et celles que notre cœur aime.

Gilles Baril, curé

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