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Une Passion qui change tout

Une Passion qui change tout

Dans le mot passion, il y a quelque chose qui ressemble à passif. Cela ne veut pas dire ne rien faire, mais plutôt de l’ordre de subir. Nous entrons avec le dimanche des rameaux dans le rappel de la Passion de Jésus. Celui-ci a été pris à partie par le groupe des pharisiens et des prêtres pour subir la mort. Jésus aurait eu bien des occasions de se sauver, de fuir le combat, de fuir cette souffrance annoncée. Mais voilà, il devait passer par là pour offrir aux humains le salut, la vie éternelle.

Nous avons l’impression que Jésus a subi les souffrances et qu’il n’a rien fait. Et si vivre ces moments était pleinement assumé par Jésus? Un peu comme une mise à mort, une agonie, Jésus a conduit ses proches, il les a soutenu. Il avait décidé de prendre ce chemin difficile. Il avait fait déjà le deuil de sa liberté, il avait déjà accepté de passer par la mort pour offrir la vie. Dans son obéissance au Père, il a choisi la souffrance et la mort. Il ne l’a pas seulement subie, mais il est un acteur important de son chemin de croix.

Tout comme un agonisant, il a fortifié ceux qui étaient autour de lui. Il leur a montré le chemin de la liberté. Car ces apôtres peureux, pas guerriers pour cinq cennes, imaginez Pierre avec une épée a seulement coupé une oreille, ils sont devenus des êtres courageux jusqu’à mourir pour proclamer le message de Jésus. Il leur a fait un dernier souper, mais pas un souper pour manger, mais bien pour passer un moment important. Il leur a rappelé que sa présence ne se termine pas avec la mort, mais que le mémorial de l’eucharistie est un moyen de le rendre présent à nouveau. Il a rappelé qu’ils devaient se soutenir les uns et les autres.

Jésus a reçu toute la méchanceté des hommes à travers le mépris des prêtres et des pharisiens. Il a reçu la violence de la part des guerriers de ce monde qui ont pris plaisir à le faire souffrir. La violence était maintenant gratuite, puisqu’il ne s’agissait pas d’un ennemi de l’état, mais bien un simple condamné à mort. Oui, Jésus a subi ce qu’il y a de pire de l’être humain. Et voilà qu’au matin de Pâques, une surprise attendait le monde. Toute cette souffrance dirigée vers le Fils de Dieu s’est transformée en un cadeau merveilleux, la Vie éternelle.

Jésus a choisi de suivre le désir de son Père, et il a été celui qui a ouvert le ciel. Peu importe la souffrance qu’il a subie, il a voulu être le phare qui guide l’humanité vers la félicité éternelle. Vivons nous aussi, ces jours dans la joie de la résurrection. C’est le cadeau de Dieu pour nous, pauvres mortels.

Patrick Côté, curé

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