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Où est ton coeur ?

« Où est ton cœur? »

[Luc 12, 32-48]

Ces différentes histoires de maîtres avec leurs serviteurs dans l’évangile d’aujourd’hui me rappellent ceci : Dans les débuts de la diligence tirée par des chevaux, il y avait trois classes de voyageurs, conséquemment trois prix différents. Curieusement, tout le monde était assis dans le même compartiment. Mais lorsqu’il y avait une montée assez raide, les gens qui avaient un billet de première classe restaient assis dans la diligence, ceux de deuxième classe devaient obligatoirement sortir et monter la colline à pied. Ceux de la troisième classe devaient pousser la diligence pour aider les chevaux. Ceci illustre bien la parole de Jésus. Dans le royaume de Dieu, « celui qui veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous, et le serviteur de tous ». Les disciples de Jésus doivent toujours prendre un billet de troisième classe s’ils veulent être en première classe dans le Royaume de Dieu.

Cela parait exigeant, difficile à vivre. Mais pensons-y bien! Quand il y a un problème quelque part que l’on veut résoudre, quelle est la meilleure place, s’asseoir et attendre que les autres les règlent à notre place? Se laver les mains et se situer carrément à côté du problème comme s’il ne nous regardait pas? Quelqu’un a dit un jour : « Si tu ne fais pas partie de la solution, tu fais partie du problème ». Quels sont les gens que nous admirons le plus? Ceux qui restent assis dans la diligence, ceux qui marchent à côté ou ceux qui mettent la main à la roue pour gravir la colline? Jésus dit que Dieu, dans son Royaume admire ceux qui se sentent concernés et s’attellent à la tâche pour trouver une solution.

« Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur. » J’ai compris ces quelques mots, lorsque enfant, j’entends mes parents discuter entre eux des comptes à payer : chauffage, électricité, taxes municipales et taxes scolaires, frais d’entrée à l’école des six étudiants que nous étions… ça semblait décourageant. C’est alors que mon père ramasse l’argent qu’il lui reste dans les poches : 4,45 $ en tout. Puis il me dit : « Va nous chercher de la crème glacée ». À mon regard surpris, il ajouta : « Quand on commence à s’arrêter de vivre et de rendre les autres heureux pour de l’argent, il est urgent de faire quelque chose pour la survie de notre esprit ». Les préoccupations matérielles ne doivent jamais dominer nos vies. Et mes parents ont toujours payé leurs comptes et nous n’avons jamais manqué du nécessaire pour être heureux. Être riche en vue de Dieu ça veut dire : ne jamais s’empoisonner l’esprit par les soucis du matériel; éviter d’accumuler au cas où... au détriment des personnes autour de nous; et surtout, ne jamais abuser de la bonne volonté des autres au profit de notre égo.

Gilles Baril, prêtre curé

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