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Mon regard au quotidien

Ce texte de l’aveugle-né nous met en face de trois types de croyants :

D’abord, il y a les voisins de l’aveugle. Eux, ils s’arrêtent au niveau de l’événement merveilleux. Ils cherchent à connaître les détails… non pour rencontrer Jésus, mais pour satisfaire leur curiosité. Aujourd’hui encore beaucoup identifient la foi à des phénomènes merveilleux. Que ce soit Jésus, ou une tireuse de cartes, ou un astrologue… pourvu qu’il y ait quelque chose d’étrange, de fascinants.

Pour les parents de l’aveugle, la religion est ce qui assure leur appartenance à un groupe social. Ils ne veulent pas contester les pharisiens parce qu’ils risqueraient d’être chassés de la synagogue et de se retrouver seuls. Une telle foi est bien fragile, car si le groupe s’écroule, la foi s’écroule aussi. Si les chums pratiquent leur foi, on fait de même. Si les chums croient… on suit la gang. Bien sûr que la foi possède une dimension communautaire. Mais l’aspect communautaire ne peut remplacer l’adhésion personnelle au « Christ ».

Enfin, il y a le groupe des pharisiens. Au début ils se posent des questions sur Jésus. Mais peu à peu, ils se referment. Pourquoi? Parce que pour eux, Dieu a agi dans le passé à travers Moïse, mais c’est fini. Ils ne peuvent accepter qu’un Nouveau Moïse les remette en question.

Alors l’Évangile d’aujourd’hui consiste à savoir sur quoi ou sur qui est-ce que je bâtis ma foi? Sur une morale? Sur un groupe? Sur des prodiges? Ou sur la personne de Jésus? L’Évangile d’aujourd’hui parle de guérison du regard, de vision plus profonde que la simple réalité.

Tout est affaire de regard. Il y a des regards qui glacent, paralysent et tuent. Il y a des regards qui questionnent, accusent et culpabilisent. Mais il y a aussi des regards qui font jaillir l’espoir dans le cœur des gens, leur redonnent le goût de vivre, les posent dans l’existence. Des regards pleins de pardon, de tendresse, de joie, de communion.

Et moi? Qu’en est-il de mon regard? Reflète-t-il la tendresse ou la dureté? Le pardon ou le mépris? L’encouragement ou le découragement? Met-il de la lumière dans celui des autres ou au contraire les assombrit-il? Vivons comme des enfants de lumière… soyons des rayons de soleil pour les autres.

Gilles Baril, prêtre

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