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Discerner sa présence

Discerner sa présence

C’est le thème du carême de 2021. Quel genre de carême allons-nous vivre cette année? Comment cela va-t-il se passer? Je pense qu’il faut un peu nous réinventer. Réinventer l’Église, mais c’est possible? Je crois que nous pouvons profiter de cette maladie pour nous réinventer pour que lorsque nous pourrons de nouveau nous rassembler, et bien nous puissions continuer à vivre cette nouvelle Église améliorée.

Je sais que je ne m’adresse pas à la bonne génération. Les babyboomers ont profité d’un âge d’or de la pastorale de l’action. C’est vrai, vous avez eu la chance de vivre avec la Jeunesse ouvrière catholique (JOC), les différents mouvements d’évangélisation et de mission. Il y a eu une effervescence de ces mouvements qui faisaient vivre la foi dans le quotidien. Nous avons probablement à retrouver l’essence de ces mouvements. Les trois principes de bases: Voir, juger, agir.

Pour discerner sa présence, il faut voir dans notre milieu ce qui se passe. Il y a des gens qui ont faim? Il y a des gens qui sont seuls? Il y a des gens qui ne peuvent plus bouger, se déplacer? Qu’est-ce qui se passe dans votre milieu et qui a besoin que quelqu’un fasse quelque  chose? Vous pouvez voir par vous-mêmes les besoins des gens. Vous pouvez aussi voir ce qui se passe de beau. Quelqu’un s’est penché pour ramasser un objet échappé par une autre personne. Quelqu’un vient jaser avec une personne qui se sent seule. Un téléphone de votre petite fille qui viens vous réchauffer le coeur. Voir, ouvrez votre coeur et vos yeux pour admirer la vie.

Juger: Après avoir vue, il est nécessaire d’utiliser son jugement pour remarquer les actions à poser. Toutes les actions ne sont pas toujours à poser. Est-ce que je dois agir pour aider? Comment je peux aider le mieux la personne qui a un problème? Cela ne se fait pas sans réfléchir. Parfois la réflexion sera très courte. Il n’est pas nécessaire de prendre trois jours de réflexion pour se pencher et ramasser un objet. Mais parfois, cela prend du temps.

Dans le film Patch Adam, une dame avait de la difficulté à s’alimenter. Elle avait perdu le goût à la vie. Le docteur demande un coup de main à Patch pour qu’elle mange. Sa solution: une piscine de spaghetti et il l’a fait nager dans le spaghetti. Extrême comme solution, mais qui a atteint son but. Voilà peut-être une manière de vivre un carême qui soit autrement que nos rassemblements liturgiques.

Patrick Côté, curé

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